Art. Google Cultural Institute. Des partenariats Public-Privé aux partenariats Public-commun

VIRTUEL Le Google Cultural Institute est un site web développé par Google dans le but de « rendre du matériel culturel important disponible et accessible à tous et de le préserver numériquement pour éduquer et inspirer les générations futures »

L’Institut culturel consiste donc en une plate-forme, sorte de gallerie des oeuvres et créations du monde, qui permet d’accéder à tout un tas d’oeuvres d’arts, mais aussi de monuments ou de merveilles naturelles. Telle une Google Map customisée, cette plate-forme permet aussi bien de voir les Alpes, d’admirer un Van Gogh ou de se balader à l’intérieur du musée d’Orsay. Pour un résultat, il faut le reconnaître, assez bluffant: 40 000 images d’oeuvres sont disponibles, certaines d’entre elles peuvent être étudier à un niveau de détail inégalé et la recherche par date, médium, artiste… est très pratique. Le rêve pour tout étudiant en Histoire de l’art ou Arts Plastiques.

Cet outil de recherche est accessible gratuitement sur le Web. Il est subdivisé en trois principaux « projets » distincts

 Art Project – il permet de visiter des musées, chercher un artiste, examiner des oeuvres de près. Voici quelques exemples de recherche que vous pouvez faire: 

Une recherche sur Montreal en cliquant sur Collections vous proposera le Musée McCord et le Musée Pointe-à-Callière.

Une recherche sur Renoir en cliquant sur Artistes vous proposera toute une série d’oeuvres de l’artiste.

Historic Moments – il permet de revivre en photos des événements historiques. Je vous laisse explorer ce projet. De mon côté, j’ai fait une recherche sur Gandhi et j’y ai trouvé une multitude de photos.

 World Wonders – il permet de visiter en ligne des endroits du monde inédits. Amusez-vous à visiter le monde ou encore à préparer un voyage….

Malgré la qualité des outils de visualisation et d’éditorialisation fournis par Google aux institutions culturelles, le Google Cultural Institute constitue une sorte de « cage de verre » qui rajoute une couche de droits sur le domaine public numérisé et empêche sa libre réutilisation. Pire, le clic droit est même désactivé ce qui empêche jusqu’à la copie des contenus à des fins personnelles. On est bien en présence d’une forme de copyfraud etd’enclosure posée sur le domaine public.

https://www.google.com/culturalinstitute/home