Une journée au travers des Droits Humains

SOMMET. Mardi 24 février 2015. Avocats, journalistes, représentants d’ONG, diplomates, activistes, étudiants, et public étaient tous réunis pour la 7ème fois consécutive au Sommet de Genève 2015  pour les droits de l’homme et la démocratie au Centre International de Conférences de Genève (CICG).

Victimes de la barbarie, dissidents politiques, anciens prisonniers rescapés, des femmes, des jeunes, des séniors ont eu le courage de témoigner des violations grossières et systématiques des droits de l’homme qui ont lieu aujourd’hui même dans bon nombre de pays plus ou moins démocratiques.

Les droits de l’homme ne sont pas négociables, ce n’est pas un don, un cadeau que l’Etat peut retirer, donner, … L’absence de droit change la société, fait rentrer la vie du quotidien dans une sorte d’enfer. Les citoyens disposent de droits, les Etats n’ont que des devoirs. Les drames se déroulent dans différents contextes à différents niveaux dans une gamme impressionnante  sans forcément un lien entre pauvreté et terreur.

Un peu partout dans le monde, des êtres humains sont menacés par des dictatures cruelles qui s’enracinent  parfois depuis plus de 50 ans  et où  les droits des habitants y sont systématiquement violés…

Asia Bibi ou Raif Badawi et tant d’autres connus et inconnus partout dans le monde sont menés impunément à la prison et la mort.  Leur seule faute étant d’exister et d’exprimer leurs questions, leurs choix de manière pacifique, de faire preuve de force morale.

Le prestigieux Prix du courage du Sommet de Genève 2015 ont été remis à Raif Badawi, condamné à 10 ans de prison et à 1 000 coups de fouet pour avoir « insulté l'Islam » en créant un site Web pour les libéraux saoudiens, et à la journaliste iranienne Masih Alinejad pour son  imagination et  son courage incroyable en Iran qui encourage les femmes a enlever leur voile sur Facebook  dans la liberté d’être soi-même.

Nous vivons dans un monde nouveau..  si l’on observe partout une tendance vers l’autoritarisme

L’on assiste  aussi au réveil de l’opinion publique internationale. Les dictateurs savent qu’ils vivent leurs derniers instants et augmentent leur pouvoir sur leur territoire et la population. Nous faisons face à de nouveaux défis. Même dans les pays dit « démocratiques », la base du contrat social n’est même pas claire.

Même s’il est un fait que les Etats ont plus de possibilités d’agir que les citoyens, en faisant valoir son identité, la société civile est capable de créer de nouvelles légitimités et de les opposer aux légitimités autoritaires.

Il est temps de concentrer nos efforts sur la société civile, de commencer les réformes par le respect de la personne humaine.

La semaine prochaine, du 2 au 27 mars, les regards du monde entier seront tournés vers Genève lors du Conseil des droits de l’homme qui va se réunir pour la 28ème session. Cette instance onusienne, créée il y a 10 ans, a pour mandat de traiter des violations grossières et systématiques des droits de l’homme dans les différents pays membres.

Le Sommet de Genève 2015, a tenu à rendre hommage à ces dirigeants et ces diplomates  qui font preuve de solidarité,  et à tous ceux qui font entendre la voix de ces personnes par les mécanismes des Nations Unies.

Isabelle Bourgeois

 

Quelques extraits ici